Prendre du temps pour soi : 2 formules de répit à connaître (l’accueil de jour et l’hébergement temporaire)

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En tant qu’aidant, vous êtes un sportif du quotidien. Premier lever, vous démarrez votre journée bien remplie sur les chapeaux de roue. Chaque jour, vous enchainez ainsi les tâches comme les coureurs du Tour de France enchainent les étapes. Mais vous savez quoi ? Même des sportifs aussi entrainés que les cyclistes du Tour ont droit à des jours de repos. Pourquoi donc ne pourriez-vous pas vous aussi avoir un peu de répit ?

Le répit est un droit !


Focus : le droit au répit des aidants

La loi d’adaptation de la société au vieillissement de 2015 a créé un droit au répit pour les aidants. 

Ce droit au répit concerne les aidants : 

=>De personnes bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA)

=>Qui assurent une présence ou une aide indispensable à la vie à domicile de leur proche

=>Qui ne peuvent pas être remplacés par un autre aidant non professionnel de l’entourage

Ce droit au répit concerne toutes les catégories d’aidants : conjoint (époux, pacsé, concubin), membre de la famille, ami…

Le montant de cette aide est d’un peu plus de 500 euros par an. Elle sert à financer une solution de répit choisie en concertation avec l’équipe évaluatrice des services du département. 

En pratique, l’aide est activée quand le plafond d’aide APA est atteint. Néanmoins, pour les personnes qui n’atteignent pas ce plafond, il est possible d’inclure le répit dans le plan d’aide et d’obtenir un financement pour celui-ci dans la limite du plafond APA.


La semaine dernière nous vous avons parlé de la notion de fardeau de l’aidant (ICI) et précédemment, dans cet autre article, de la nécessité de prendre soin de soi.

Vous l’aurez compris, il est donc important que vous fassiez parfois des pauses pour « recharger vos batteries ».

Vous vous dites probablement :

« Oui, mais qui va s’occuper de mon proche ? ». 

Il existe différentes solutions de relais, que ce soit au domicile de votre proche ou à l’extérieur. 

Aujourd’hui nous allons vous parler de 2 formules de répit : l’accueil de jour et l’hébergement temporaire. Par la suite, dans un prochain article, nous vous présenterons d’autres formules de répit.

I. L’accueil de jour

L’accueil de jour s’adresse principalement aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée mais aussi aux personnes présentant une perte d’autonomie physique. Renseignez-vous, certains accueils de jour accueillent des patients atteints d’autres maladies neurodégénératives (comme par exemple la maladie de Parkinson).

L’accueil se fait à la journée ou à la demi-journée.

L’objectif d’un accueil de jour est triple :

– tout d’abord, favoriser le maintien à domicile en proposant des activités visant à préserver l’autonomie.

– ensuite, donner l’occasion aux personnes accueillies de sortir de chez elles et de maintenir un lien social 

– enfin, permettre aux aidants d’avoir du temps pour vaquer à leurs propres occupations. Certains accueils de jour proposent aussi des actions à destination des aidants.

1. Quels types de structures proposent de l’accueil de jour ?

La majorité des accueils de jour sont proposés par des EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes). Ils proposent ce service en plus de leur activité principale d’hébergement, dans des locaux dédiés au sein de l’établissement.

Par ailleurs, certains accueils de jour sont portés par des structures autonomes dont il s’agit de la seule activité.

Dans les 2 cas, des professionnels assurent la prise en charge de votre proche (à la différence des haltes-répit animées par des bénévoles formés).

2. En pratique, combien de fois par semaine mon proche peut-il y aller ?

Votre proche peut aussi bien se rendre à l’accueil de jour un seul jour que plusieurs jours dans la semaine. Toutefois, pour des raisons d’organisation le ou les jours sont définis à l’inscription et ne sont pas variables d’une semaine sur l’autre.

3. Comment trouver un accueil de jour près de chez moi ?

Vous pouvez vous renseigner auprès du CCAS de votre commune ou votre CLIC (voir notre article ICI).

Vous pouvez aussi regarder sur l’annuaire du site pour-les-personnes-agees.gouv.fr

4. Combien ça coûte ?

En moyenne, l’accueil de jour coûte une quarantaine d’euros par jour ce qui, par comparaison, équivaut à peu près à 2 heures d’aide à domicile. 

L’APA peut financer en partie l’accueil de jour. 

D’autres structures peuvent également participer au financement du reste à charge : pensez à solliciter la caisse de retraite de votre proche, sa mutuelle, sa compagnie d’assurance et la mairie (certaines communes proposent des aides extra-légales en fonction de chaque situation individuelle).

Certains accueils de jour organisent eux-mêmes le transport des personnes du domicile vers l’accueil de jour et inversement. Toutefois, si ce n’est pas le cas, un forfait transport est reversé ou déduit du prix de journée.

5. Quelles sont les démarches à effectuer ?

Tout d’abord, entrez en contact avec l’accueil de jour choisi : il vous remettra un dossier d’admission comprenant une partie administrative et une partie médicale à faire valider par le médecin traitant.


II. L’hébergement temporaire

L’hébergement temporaire est un hébergement de courte durée (quelques jours à quelques semaines). Il peut vous permettre de vous absenter pour que vous puissiez vous reposer mais aussi vous soigner (en cas d’hospitalisation par exemple). 

C’est une solution à envisager également à la suite d’une hospitalisation de votre proche, en attendant la mise en place d’une nouvelle organisation à domicile (ex : portage de repas, aide à domicile…). L’hébergement temporaire peut aussi être une option si un aménagement du domicile nécessitant des travaux oblige votre proche à quitter celui-ci pendant la période d’intervention des artisans. Enfin, cette solution peut être pratique si les conditions de vie à domicile deviennent temporairement difficiles pour des raisons climatiques (froid et verglas, chaleurs extrêmes).

1. Quels types de structures proposent de l’hébergement temporaire ?

L’hébergement temporaire est proposé par des EHPAD, mais aussi par des résidences autonomie ou des accueillants familiaux agréés par le conseil départemental.

2. Comment trouver un hébergement temporaire près de chez moi ?

Le plus facile est de vous adresser au CLIC de votre lieu de résidence pour connaître les structures existantes autour de vous.

3. Combien ça coûte ?

Les prix de journée sont ceux pratiqués par la structure d’accueil : renseignez-vous sur leur site ou en les appelant. Pour l’accueil familial, chaque accueillant fixe son prix dans un cadre réglementé en fonction des services proposés.

L’APA peut aider à financer l’hébergement temporaire. L’ASH (Aide sociale à l’hébergement) est une autre aide possible à condition que l’établissement soit habilité à l’aide sociale. 

A savoir : si vous devez être hospitalisé, et que votre présence est indispensable au maintien à domicile de votre proche, une aide supplémentaire de l’APA peut être accordée pour financer de l’hébergement temporaire. Il faut en faire la demande au plus tôt auprès de votre conseil départemental.

D’une façon générale, rapprochez-vous de votre CLIC pour connaître toutes les solutions de financement existantes.

4. Quelles sont les démarches à effectuer ?

Pour un hébergement temporaire en établissement, vous devrez remplir un dossier d’admission.

Pour mettre en place un accueil en famille, vous devrez établir avec l’accueillant familial un contrat d’accueil conforme à un modèle national. Une copie de ce contrat devra être transmise au Conseil départemental.

Nous espérons que ces informations vous seront utiles et rappelez-vous :

« S’accorder une pause, ce n’est pas égoïste, c’est salutaire ! »

A la semaine prochaine et d’ici là, prenez du temps pour vous et prenez soin de vous.

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